Portrait

Une préoccupation de l’artiste en prise avec le matériau. C’est la l'empreinte, ou l’incision, la calligraphie, autrement dit la formulation de la trace, l’idée de la signature.

 

Les apparitions rhizomiques entament un langage expressif et mystérieux... ses œuvres adoptent intimement, poétiquement, les effets de la rouille sur le matériau. L’artiste s’arrange à le détourner de sa raideur initiale lui inspirant douceur, malléabilité et parfois, une certaine préciosité. 

 

En recherchant une expression liée à "la force et la fragilité", l’artiste est venu à rapprocher deux caractères antinomiques que sont l'acier et la céramique. 

 

Il travaille la céramique en formant des sphères plus ou moins rondes, obtenues en reprenant la technique ancestrale du tournage potier: "Lorsque je tourne ces balles, je rentre alors dans un état quasi hypnotique... Chaque sphère prend à sa naissance, une forme singulière. Durant cette création, J'ai l'impression d'être contenu dans un cocon. Le temps ,comme les repères n'existent plus... "  Il va se servir d'un long processus de création pour enfin lâcher prise, puis associer ses rêves avec le temps présent.

 

" Le fer, c'est la matière de mon enfance. Elle m'interroge sans cesse, je lui réponds du mieux que je peux, c'est une nourriture émotionnelle. Pour la céramique, c'est le chemin qui m'intéresse, il m'impose des règles strictes que je tendrais naturellement à dérouter". Je serai récompensé le jour et à l’instant, où cette balle de porcelaine absorbera un rayon de lumière et davantage lorsque deux heures plus tard, l’ombre viendra se poser sur celle-ci. Je ne connais pas d’autres matériaux qui me parlent de cette manière.»

 

 

La trace, elle est aussi présente dans son travail à l’encre de chine. «L'expression volontaire et obsessionelle me pousse à vivre les émotions furtives construites ou déconstruites, avec le doute ou le vide, à tracer sans accadémisme des traits nés de l'intérieur.»

 

«Avec la lumière , je ne m’ennuie pas, rien n’est statique»